Il a marché près de cinq kilomètres à travers les bois pour vérifier le signalement d’un animal affamé.
Quand il est enfin arrivé sur place, au pied d’un grand arbre, il a compris pourquoi le chien n’avait pas pu appeler à l’aide.
Dans une clairière silencieuse, un policier français s’est agenouillé dans la terre humide. Devant lui, un pitbull amaigri à l’extrême était couché au sol, couvert de boue, relié à l’arbre par une lourde chaîne attachée au collier. Autour, la forêt semblait figée.
Son premier réflexe a été de se rapprocher doucement, pour le calmer et l’aider. Il s’attendait à un grognement, à un mouvement de recul, à un signe de peur. Mais le chien ne faisait presque aucun bruit, épuisé, le regard vide.
En se penchant, l’agent a remarqué un autre détail glaçant : la muselière était maintenue par une sangle serrée autour du museau, comme si quelqu’un avait voulu l’empêcher de se faire entendre. L’agent a avalé sa salive, la gorge nouée.
Avec des gestes lents pour ne pas l’effrayer, il a commencé à desserrer l’attache. Le chien n’a pas résisté. Au contraire, il a simplement posé sa tête, lourdement, et s’est laissé faire—comme s’il avait enfin compris que quelqu’un était venu.
Ils l’ont ensuite sorti de là et l’ont pris en charge.

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